
Attention si vous possédez un appareil de chauffage au bois. Selon son ancienneté, préparez-vous à vous en séparer définitivement en 2025 !
Alors que l’hiver se poursuit, le chauffage au bois connaît un regain d’intérêt auprès des Français. Mais plus pour très longtemps. Car son usage pose un problème et va connaitre de nouvelles régulations.
Une source de chaleur qui revient en tendance
Bien que le printemps ne soit plus très loin, le chauffage continue de tourner encore à fond en ce mois de février dans de nombreux foyers. En effet, la période actuelle connait pas mal de variations de températures qui nécessitent encore son emploi.
Que vos radiateurs marchent à l’électricité ou fassent appel à d’autres sources d’énergie, les faire fonctionner coûte néanmoins toujours trop cher. En effet, chaque hiver, mettre les radiateurs en route augmente à coup sûr les factures ! Pour ne pas pousser le thermostat trop fort, il y a cependant des alternatives.
Tout d’abord, pour rester au chaud, vous pouvez miser sur les plaids et les couvertures. Il est aussi important de porter chez soi des vêtements isolants et chauds pour éviter d’avoir à pousser le chauffage au maximum.
L’autre moyen de chauffer son logement efficacement est d’investir dans des appareils de chauffage au bois. À défaut d’avoir une cheminée, il est possible d’installer chez soi un poêle ou une chaudière utilisant cette source d’énergie.
Il s’agit d’une méthode de chauffage économique, offrant aussi un aspect esthétique avec le spectacle toujours réconfortant du feu. Ce système est revenu à la mode ces dernières années en raison de la hausse des prix de l’énergie (gaz, électricité). Mais il pourrait pourtant aussi devenir bientôt obsolète.
Car le chauffage au bois va connaître des bouleversements majeurs d’ici à l’hiver prochain. Bien qu’écologique, ce système peut générer de la pollution de l’air si la combustion n’est pas optimale.
Chauffage au bois : ce qui va changer en 2025
Le chauffage au bois produit principalement trois types de polluants. Les particules fines, l’oxyde d’azote et le monoxyde de carbone. Les particules fines sont les plus dangereuses pour la santé respiratoire, car pouvant pénétrer profondément dans les poumons.
Ces polluants sont produits lors de la combustion du bois et posent évidemment un souci de santé publique. C’est pourquoi, l’État a décidé d’agir en renforçant les normes encadrant l’utilisation du chauffage à bois dès cette année.
Ainsi, depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, il est interdit de posséder une cheminée à foyers ouverts dans les zones urbaines classées prioritaires. Il s’agit de secteurs où la qualité de l’air est particulièrement surveillée en raison de niveaux élevés de pollution.
Dès le 1ᵉʳ avril, les nouveaux appareils de chauffage au bois devront respecter une efficacité énergétique minimale de 75%. Enfin, les possesseurs d’appareils de chauffage au bois fabriqués avant 2002 devront obligatoirement les remplacer avant le 31 décembre 2025.
Dans les zones à forte pollution, ils devront en effet céder leur place à des appareils labélisés « Flamme Verte ». C’est le cas des poêles à granulés (ou à pellets) qui émettent beaucoup moins de polluants que les poêles à bois traditionnels.
Pour se chauffer de manière écologique, les propriétaires de chauffage au bois pourront se tourner aussi vers les pompes à chaleur. Ou encore les chaudières à condensation ou le chauffage solaire.
Ceux qui en feront la demande pourront bénéficier pour certains de subventions afin remplacer leurs équipements anciens. Ils pourront par exemple faire appel à MaPrimeRénov’ pour l’installation d’un poêle à granulés dans le cadre de la transition énergétique.