Prix de l'électricité: UFC-Que Choisir alerte sur une grosse hausse des prix en 2026

Les prix de l'électricité vont-ils grimper davantage en 2026 ? Selon l'UFC-Que Choisir, il se pourrait bien que les prix grimpent en flèche.

Les prix de l’électricité en France ont connu une évolution marquée ces dernières années, en raison de multiples facteurs économiques, géopolitiques et énergétiques. Selon l’UFC-Que Choisir, 2026 sera une année de hausse répétée.

Électricité : l’année 2024 a été une année noire

Après une forte hausse des prix en 2022, liés notamment à la guerre en Ukraine, les années 2024 et 2025 devaient connaître une stabilisation. Et des ajustements qui auront des répercussions sur les consommateurs.

Tant pour les particuliers que pour les entreprises. En 2024, les prix de l’électricité continuent d’être influencés par plusieurs éléments : le prix du gaz et du marché européen.

Les prix de l’électricité en France, bien que partiellement régulés, se voient donc influencés par les prix européens de l’énergie. Surtout du gaz.

Après la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, l’Union européenne a réussi à diversifier ses approvisionnements en gaz. Et à diminuer sa dépendance vis-à-vis de la Russie.

Cela a ainsi contribué à une certaine stabilisation des prix du gaz et, par conséquent, des prix de l’électricité. Toutefois, l’électricité en France reste partiellement indexée sur les prix du marché européen. Ce qui la rend sensible aux variations mondiales.

En 2024, les hausses des tarifs de l’électricité devraient donc être plus modérées par rapport à celles de 2022. Où l’on a observé des augmentations brutales.

Des stabilisations durables ?

Cette stabilisation des prix résulte de la mise en place de mesures de régulation et du retour à une offre énergétique plus stable. Toutefois, une hausse est attendue pour compenser l’inflation et le coût des investissements dans la transition énergétique.

Le gouvernement a prévu une augmentation des tarifs de l’électricité de l’ordre de 10 % à 15 % pour les ménages français en 2024. Le gouvernement français a mis en place plusieurs dispositifs pour limiter l’impact de ces hausses sur les ménages les plus vulnérables.

En 2024, cette mesure a progressivement fait l’objet d’un ajustement, afin de réduire l’effet des augmentations. Tout en incitant à une meilleure gestion de la consommation énergétique.

En 2025, la situation énergétique en France et en Europe devrait se stabiliser davantage. Mais plusieurs facteurs continueront d’impacter le prix de l’électricité.

La France s’engage dans une profonde transition énergétique. Ce qui a donc visé à réduire sa dépendance aux énergies fossiles et à augmenter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique.

Cette transition nécessite d’importants investissements. Notamment dans la modernisation des infrastructures, la construction de nouvelles capacités de production d’énergie renouvelable (solaire, éolien, hydraulique).

Et le déploiement des technologies de stockage d’énergie. Bien que ces investissements visent à réduire les coûts sur le long terme, ils entraînent des coûts immédiats qui se traduisent par une hausse des prix de l’électricité pour financer cette transition.

L’électricité augmente en 2026, prévient l’UFC-Que Choisir

Les abonnés au tarif réglementé de l’électricité (TRVE) et ceux ayant choisi une offre indexée pourraient connaître une baisse initiale. Suivie d’une forte hausse de leurs factures dès l’année prochaine, selon l’UFC-Que Choisir.

Après une réduction moyenne de 15 % des factures observée au 1ᵉʳ février 2024, l’association des consommateurs alerte sur les conséquences inflationnistes de la nouvelle régulation du nucléaire. Elle pourrait se traduire par une augmentation des coûts.

En automne 2023, un accord entre EDF et l’État se dit conclu pour remplacer le mécanisme de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique). Depuis environ 15 ans, ce mécanisme permettait à EDF de vendre une portion de son électricité nucléaire à un tarif préférentiel de 42 euros.

L’UFC-Que Choisir a simulé l’impact de cette réforme en se basant sur les données récentes de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Elle estime que le coût d’approvisionnement des consommateurs pourrait augmenter de 44 %.

Passant de 81,37 euros à plus de 117 euros par MWh. L’association critique ce mode de calcul des tarifs, qui prend en compte les prix volatils des marchés de gros. Alors que la production d’électricité en France reste largement nationale et à moindre coût.

Sur un MWh vendu à 120 euros sur les marchés, EDF paierait une taxe de 28,5 euros, générant une marge nette de 26,5 euros. Cependant, seuls 17,1 euros de cette somme seraient réellement redistribués aux consommateurs, le reste ira à l’État.

En conséquence, le coût de l’électricité pour les consommateurs pourrait se situer entre 107,5 et 113,7 euros. Bien supérieur au tarif actuel de 81,37 euros.

L’association estime que cette réforme entraînera une augmentation de 19 % des factures d’électricité. Soit environ 250 euros supplémentaires par an pour un foyer moyen.