
Selon un rapport, il y a certaines marques d'eau qui sont plus contaminées que les autres aux microplastiques. Voici desquelles il s'agit !
Ces dernières années, de nombreuses études très inquiétantes sur les marques d’eau ont vu le jour. En effet, plusieurs bouteilles font l’objet d’une contamination sérieuse aux microplastiques. Certaines seraient d’ailleurs plus concernées que d’autres.
Les marques d’eau qu’il faut à tout prix éviter
L’association Agir pour l’Environnement a mis en évidence un rapport très inquiétant concernant les marques d’eau en bouteille. L’étude, menée par le laboratoire Labocea, révèle que la majorité des bouteilles analysées contiennent des microparticules de plastique.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles peuvent parfois contenir une quantité très préoccupante de microplastiques. Cette découverte soulève des inquiétudes importantes sur l’impact de cette pollution invisible sur la santé des consommateurs.
C’est notamment le cas pour les enfants. Les analyses ont révélé des niveaux variables de contamination selon les marques. Elles vont alors de 1 à 150 microparticules par litre d’eau. Parmi les plus touchées, certaines bouteilles destinées aux enfants affichent des chiffres particulièrement élevés.
C’est le cas de la marque d’eau Volvic Kids. Cette dernière atteint le seuil alarmant de 150 microparticules par litre. De son côté, la Vittel 33 cl enfant en contient 121. La Cristaline, très populaire, présente une contamination oscillant entre 80 et 120 microparticules par litre.
Pourtant, c’est une marque d’eau qui fait l’unanimité auprès de nombreux Français. Plusieurs affirment qu’il s’agit d’ailleurs de la meilleure. En revanche, il semblerait qu’elle ne se montre pas aussi bonne que les consommateurs le pensent.
« Nous ne connaissons pas encore l’ensemble des conséquences »
Sachez que cette pollution des marques d’eau en bouteille s’explique en grande partie par les matériaux utilisés dans la fabrication des bouteilles et de leurs bouchons. Les modèles destinés aux enfants s’équipent souvent de systèmes de fermeture spécifiques.
Cela favorise alors la libération de microparticules à chaque ouverture ou manipulation. Loin de se montrer anodins, ces microplastiques peuvent pénétrer dans la circulation sanguine et atteindre des organes vitaux. Un vrai danger pour la santé donc.
Des études scientifiques ont d’ailleurs démontré qu’ils transportent des substances toxiques telles que des pesticides, des métaux lourds et d’autres polluants industriels. En interagissant avec le microbiote intestinal, ils perturbent l’équilibre de la digestion.
De plus, ils peuvent aussi provoquer des inflammations ainsi que des réactions immunitaires. Magalie Ringoot, coordinatrice des campagnes d’Agir pour l’Environnement, a d’ailleurs lancé l’alerte à ce sujet.
Elle a déclaré : « Nous ne connaissons pas encore l’ensemble des conséquences à long terme, mais il est clair que l’ingestion quotidienne de plastique n’est pas anodine ». Parmi toutes les marques d’eau analysées, seules deux références ne contiennent aucune microparticule détectable.
Deux références qui se démarquent des autres
Il s’agit de la marque Carrefour Source Montclar et de l’Evian 1L. Cette absence de pollution soulève la question des procédés de fabrication et du conditionnement. Cela montre d’ailleurs qu’il existe des solutions pour limiter la contamination.
Face à ces résultats préoccupants, la meilleure solution reste d’éviter autant que possible les marques d’eau en bouteille qui font l’objet d’une contamination aux microplastiques. Certains experts affirment qu’il faut privilégier l’eau du robinet.
En revanche, il faut s’assurer que cette dernière reste de bonne qualité. Si c’est le cas, l’eau du robinet représente donc une alternative plus sûre et plus écologique.
L’usage de bouteilles en verre ou de gourdes en inox permet d’ailleurs de limiter l’exposition aux microplastiques. Cela permettra également aux consommateurs de réduire les déchets plastiques.