
Les allocations de la CAF ne désempliront pas en 2025. En effet, la CAF va prochainement proposer une nouvelle aide aux allocataires.
Depuis sa création, la CAF propose un large éventail d’aides destinées aux familles, aux personnes seules et aux foyers en situation de précarité. En 2025, la solidarité s’organise et des millions de Français recevront une nouvelle allocation.
Des allocations par dizaine
En France, les allocations familiales restent essentielles pour les familles ayant au moins deux enfants à charge. Leur montant, qui dépend des revenus et du nombre d’enfants, peut atteindre environ 140 € par mois pour deux enfants dans les foyers modestes.
Avec une augmentation progressive pour chaque enfant supplémentaire. En réponse à l’inflation et à la hausse du coût de la vie, plusieurs prestations de la CAF bénéficient d’une revalorisation en 2025.
C’est le cas de la Prime d’activité. Destinée aux travailleurs aux revenus modestes, avec des plafonds revus à la hausse, cette dernière va progresser.
Les aides personnalisées au logement (APL) aussi. Elles se disent donc ajustées en temps réel en fonction des revenus, pour une meilleure réactivité.
Même son de cloche pour le Revenu de solidarité active (RSA). Elle s’accompagne d’un suivi renforcé pour encourager le retour à l’emploi.
La Prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) aussi. Elle comprend la prime à la naissance ou à l’adoption, ainsi que l’allocation de base pour soutenir les jeunes parents.
Des aides rehaussées pour les Français
Le complément de libre choix du mode de garde (CMG) permet d’aider au financement des modes de garde. L’Allocation de rentrée scolaire (ARS) se voit ainsi revalorisée pour couvrir l’augmentation des frais liés à l’éducation.
L’année 2025 marque aussi un tournant avec une digitalisation accrue des services. Et une simplification des démarches administratives.
Depuis le 1ᵉʳ janvier, les aides se voient donc désormais calculées sur la base des revenus de 2023. Ce qui peut entraîner des surprises pour certains bénéficiaires.
Et bonne nouvelle pour certains foyers. Les plafonds de ressources pour bénéficier des allocations familiales ont été augmentés de près de 5 %.
Par exemple, un couple avec deux enfants, dont l’un a moins de 3 ans, et disposant de 55 000 € de revenus annuels, peut à présent percevoir 87 € par mois. Alors qu’il n’y était pas éligible auparavant.
Le plafond de ressource passe de 52 937 € en 2024 à 55 478 € en 2025. Cependant, si les revenus du foyer ont augmenté de plus de 5 % en 2023, l’aide pourrait être réduite ou supprimée.
Outre les allocations familiales, ces ajustements concernent ainsi également le complément familial. Ainsi que l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) et d’autres prestations.
Une nouvelle allocation pour les Français
Versées par la CAF à des millions de foyers, les allocations ont évolué au fil des années pour s’adapter au coût de la vie. Aujourd’hui, ces aides sont accordées aux familles ayant au moins deux enfants de moins de 20 ans à charge.
Leur montant varie en fonction des revenus du foyer. De 37 euros par mois pour les ménages les plus aisés à 148 euros pour les familles les plus modestes, avec un complément pouvant aller jusqu’à 180 euros pour un troisième enfant.
Mais ce dispositif pourrait bientôt connaître une transformation majeure. Le 19 février dernier, des députés de la commission des affaires sociales ont adopté une proposition de loi visant à repenser le modèle des allocations familiales.
D’après le journal La Croix, cette réforme aurait pour ambition de simplifier le système et d’inclure le premier enfant dans les aides de la CAF. Si elle est adoptée, cette réforme introduirait une allocation forfaitaire unique de 70 euros par enfant.
Et ce, indépendamment des revenus des parents ou du rang de l’enfant dans la fratrie. Toutefois, cette mesure ne s’appliquerait qu’aux enfants nés après l’entrée en vigueur de la loi.
Bien qu’en discussion en 2024, cette réforme ne pourrait voir le jour qu’en 2027. Le temps d’évaluer son impact pour éviter de pénaliser certaines familles.
Comme l’ont souligné plusieurs députés de gauche (PS et LFI), cette transformation pourrait profiter aux familles monoparentales précaires. Mais entraîner une baisse des allocations pour les familles nombreuses à revenus modestes.