France Travail: tout ce qui va changer pour les chômeurs dès le mois d'avril 2025

France Travail propose énormément d'aides pour les Français sans emploi. Cependant, à partir du mois d'avril prochain, les règles évoluent.

France Travail est le nouveau service public de l’emploi, qui remplace officiellement Pôle emploi depuis le 1ᵉʳ janvier 2024. Cette réforme vise à renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi, mais certaines règles vont changer.

La mission de France Travail : accompagner les demandeurs d’emploi

France Travail adopte une approche plus individualisée pour les demandeurs d’emploi. Chaque inscrit bénéficie d’un diagnostic approfondi de sa situation et d’un accompagnement adapté à ses besoins.

Et ce, qu’il soit en recherche active, en reconversion ou en difficulté sociale. L’objectif est de proposer des parcours d’insertion plus efficaces et rapides.

La grande nouveauté de France Travail réside dans la mise en réseau des structures impliquées dans l’emploi et l’insertion. Missions locales, Cap emploi pour les personnes en situation de handicap, conseils départementaux, CAF, etc.

L’ensemble de ces acteurs partageront une plateforme commune. Cela facilite ainsi le suivi des bénéficiaires et la coordination des actions.

Les demandeurs d’emploi devront signer un contrat d’engagement, qui précise leurs droits et devoirs. En contrepartie, ils recevront un accompagnement renforcé, avec un référent unique chargé de leur suivi.

Le non-respect des engagements pourra entraîner des sanctions. Comme la suspension temporaire des allocations par exemple et la radiation à l’organisme.

Une obligation d’inscription élargie

L’un des changements majeurs est l’inscription automatique de tous les bénéficiaires du RSA à France Travail. Ils devront suivre un parcours d’insertion comprenant des activités régulières (formations, stages, missions professionnelles).

Et ce, à raison de 15 à 20 heures par semaine, pour favoriser leur retour à l’emploi. France Travail veut aussi mieux répondre aux besoins des employeurs en simplifiant leurs démarches de recrutement.

Et en facilitant l’accès aux aides à l’embauche. Un lien plus direct sera établi entre les offres d’emploi et les profils des demandeurs, grâce à des outils numériques plus performants.

D’ailleurs, à la demande du gouvernement Barnier, de nouvelles mesures plus strictes en matière d’assurance-chômage entreront ainsi en vigueur le 1ᵉʳ avril. Le 14 novembre dernier, une majorité de partenaires sociaux a trouvé un accord.

Il s’agit d’un accord sur un projet d’avenant au protocole d’accord du 10 novembre 2023, régissant l’assurance-chômage. Parallèlement, certaines organisations syndicales et patronales ont défini des mesures concernant l’emploi des seniors.

Dans un projet d’accord national interprofessionnel (ANI). Actuellement, les demandeurs d’emploi âgés de 53 et 54 ans peuvent percevoir l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) pendant 22,5 mois.

France Travail : du changement pour les seniors, mais pas que…

À partir de 55 ans, cette durée est portée à 27 mois sous certaines conditions. À partir du 1ᵉʳ avril 2025, les seuils d’âge seront décalés de deux ans.

Ainsi, les 55-56 ans auront droit à 22,5 mois d’ARE et les 57 ans ou plus, sous conditions, à 27 mois. Pour les demandeurs d’emploi de moins de 55 ans, la durée maximale d’indemnisation se veut réduite à 18 mois.

Ces règles s’appliqueront uniquement aux personnes dont la fin de contrat ou le licenciement interviendra après le 1ᵉʳ avril 2025. La PRA correspond à la période pendant laquelle un salarié doit avoir travaillé pour ouvrir des droits à l’assurance-chômage.

Aujourd’hui, jusqu’à 53 ans, elle couvre les 24 derniers mois, et à partir de 53 ans, elle s’étend sur 36 mois. Demain, cette limite passera à 55 ans.

Actuellement, les demandeurs d’emploi en fin de droits peuvent toucher l’ARE jusqu’à 67 ans, à condition d’avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite (62 ans). Avec la réforme des retraites de 2023, cet âge légal se verra donc progressivement relevé à 64 ans.

L’ARE se verra donc prolongé à partir de cet âge jusqu’à la retraite à taux plein. De même, les demandeurs d’emploi de 53 et 54 ans peuvent bénéficier d’un allongement de leur indemnisation de 137 jours s’ils suivent une formation validée par France Travail.

Bientôt, cette mesure se verra réservée aux chômeurs de 55 ans et plus. Enfin, le versement des allocations deviendra systématiquement calculé sur une base de 30 jours, quel que soit donc le mois concerné.