
Le loyer augmente en France. De nombreux locataires vont devoir débourser jusqu'à 100 euros supplémentaires chaque mois.
En 2025, les locataires français sont confrontés à une hausse continue du loyer. Une tendance qui s’est accélérée ces dernières années, portée par un contexte économique complexe.
Loyer : des locataires français pris au dépourvu
Selon les derniers chiffres, les loyers dans les grandes villes françaises, notamment à Paris, Lyon, Marseille. Et dans de nombreuses zones tendues, connaissent une augmentation importante qui pèse lourdement sur le budget des ménages.
Cette hausse des loyers se voit ainsi liée à plusieurs facteurs. Tout d’abord, la pénurie de logements dans les zones urbaines où la demande dépasse largement l’offre continue de jouer un rôle majeur.
La construction de nouveaux logements reste insuffisante pour répondre aux besoins croissants de la population. Parallèlement, les inflations des matériaux de construction, ainsi que l’augmentation des coûts énergétiques, ont conduit les propriétaires à augmenter leurs loyers.
Et ce, dans le but de couvrir ces charges supplémentaires. Pour tenter de limiter cette pression sur les locataires, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures de régulation. Mais celles-ci restent insuffisantes face à l’ampleur du problème.
En 2025, la loi sur l’encadrement des loyers reste en vigueur dans certaines grandes villes où les loyers sont plafonnés. Mais ces dispositifs ont montré leurs limites.
Bien que les loyers ne puissent pas augmenter de manière disproportionnée au-delà de l’indice de référence des loyers (IRL), certains propriétaires réussissent encore à contourner la régulation. En ajustant les loyers à des niveaux proches des plafonds autorisés.
Des prix de plus en plus élevés
En 2025, l’indice de référence des loyers (IRL), qui sert de base pour déterminer les augmentations de loyers, continue de suivre l’évolution des prix à la consommation. Ce qui explique une hausse notable des loyers dans un contexte inflationniste.
Selon la Caisse des Dépôts et Consignations, l’IRL a enregistré une augmentation de 3,5 % en 2024. Et il devrait suivre une tendance similaire en 2025, ce qui se traduit directement par une hausse des loyers dans de nombreuses régions.
Cette hausse des loyers a des conséquences directes pour les locataires. En particulier ceux aux revenus modestes ou les jeunes qui accèdent difficilement au marché du logement.
Pour beaucoup, ces augmentations rendent donc la vie encore plus difficile. En ajoutant une pression supplémentaire sur des budgets déjà tendus.
Les locataires aux revenus les plus faibles sont particulièrement vulnérables. Bien que le dispositif des APL continue de soutenir certains ménages, ceux qui ne bénéficient pas d’aides se retrouvent souvent à devoir ajuster leur budget. Au détriment d’autres postes de dépenses.
Cette situation crée également un sentiment d’injustice, les locataires ont de plus en plus l’impression que la hausse des loyers ne correspond pas à la qualité. Ou bien encore à la superficie des logements proposés.
En France, 11 millions de ménages vivent dans des logements sociaux. Mais de nombreuses autres familles attendent sur liste d’attente pour accéder à ces habitations à loyers modérés.
Loyer : des locataires forcés de payer 100 euros supplémentaires
Pour déterminer si un ménage est concerné par ce surloyer, les bailleurs sociaux réalisent chaque année une enquête auprès des locataires. Cette enquête consiste généralement en un questionnaire auquel les locataires doivent joindre leur dernier avis d’imposition.
En 2025, ce sont les revenus de 2023, mentionnés sur l’avis d’imposition de 2024, qui seront pris en compte. Les taux de surloyer dépendent du montant des revenus et de la surface du logement occupé.
Par exemple, un locataire en Île-de-France devra payer un supplément de 3,10 euros par mètre carré. Tandis qu’en province, ce montant se voit réduit à 1,24 euro par mètre carré pour le loyer.
Les plafonds de ressources ont fait l’objet d’une revalorisation de 2,47 % en janvier 2025. Par exemple, pour accéder à un logement social en Île-de-France, une personne seule peut percevoir jusqu’à 26 687 euros par an, un couple jusqu’à 39 885 euros.
Une famille de trois personnes jusqu’à 52 284 euros, et une famille de quatre personnes jusqu’à 62 424 euros. Dans les autres régions, les plafonds se voient ajustés à des montants inférieurs.
Si un ménage dépasse ces seuils de 20 %, il se verra soumis au surloyer. Pour donner un exemple concret, un locataire parisien vivant dans un logement de 30 m² et dont les revenus dépassent les plafonds de 20 % devra payer un surloyer de 25,11 euros par mois.
Un couple francilien habitant un 40 m², avec un dépassement de 25 % des plafonds de revenus, devra payer 70,68 euros de surloyer. Une famille vivant dans un logement de 70 m² en province. Avec des revenus de 30 % en plus, va payer un surloyer de 75,52 euros par mois.