
En cas de perte de votre permis de conduire à l'étranger, les règles sont strictes et elles s'appliquent sur tout le territoire européen.
En 2025, la France a renforcé les sanctions liées aux infractions au code de la route afin d’améliorer la sécurité routière. Si vous vous faites retirer votre permis de conduire à l’étranger, voici ce qu’il risque donc de se passer.
Permis de conduire : les sanctions pleuvent en 2025
En France, pour conduire, il faut être titulaire d’un permis valide, si vous n’en avez pas, cela constitue un délit sévèrement puni et les contrevenants s’exposent à une amende de 15 000 €.
Mais aussi une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an. Une interdiction temporaire ou définitive de solliciter un permis de conduire. Ainsi qu’à la confiscation du véhicule utilisé.
En cas d’accident, l’absence de permis entraîne également une absence de couverture par l’assurance. Ce qui peut avoir des conséquences financières désastreuses pour le conducteur fautif.
Certaines infractions graves entraînent une suspension administrative du permis de conduire, décidée par le préfet. Les durées de suspension ont été allongées en 2025. Pour les infractions suivantes.
En cas de dépassement des vitesses autorisées, cela conduit ainsi à une suspension de 6 mois, quelle que soit l’ampleur de l’excès de vitesse. Contre 4 mois minimum auparavant.
La conduite avec usage du téléphone au volant, combinée à une autre infraction, équivaut à une suspension de 3 mois. Et ce, indépendamment de la nature de l’infraction associée, contre 1 mois minimum auparavant.
Des mesures préventives
Un refus d’obtempérer est égal à une suspension portée à 12 mois. Un accident mortel ou corporel associé à une infraction au Code de la route vaut pour une suspension de 12 mois.
Le système de points continue de s’appliquer en 2025, avec des retraits proportionnels à la gravité de l’infraction. Par exemple, un excès de vitesse de moins de 20 km/h entraîne un retrait d’un point. Et un dépassement supérieur à 50 km/h peut conduire à un retrait de six points.
Voire à une suspension du permis. Les conducteurs peuvent consulter leur solde de points via le téléservice Mes points permis. Et elles sont informés par courrier des retraits effectués.
La récupération des points perdus se veut ainsi possible sous certaines conditions. En l’absence de nouvelle infraction, un point se voit donc réattribué après six mois.
Pour les infractions entraînant le retrait de plusieurs points, une période de trois ans sans infraction se voit ainsi requise pour retrouver l’intégralité des points. Par ailleurs, suivre un stage de sensibilisation permet donc de récupérer jusqu’à quatre points. Une fois par an.
Certaines infractions graves, telles que la conduite sous l’emprise de l’alcool avec un taux égal ou supérieur à 0,8 g/l de sang. Ou la récidive d’un grand excès de vitesse, peuvent entraîner l’annulation judiciaire du permis de conduire.
Permis de conduire : ce qui se passe si vous le perdez à l’étranger
Le Parlement européen et les États membres ont harmonisé les sanctions liées aux retraits de permis de conduire. Cela concerne les cas ou un accident grave est causé.
Lorsqu’un conducteur se voit interdire ou restreindre son droit de conduire dans un pays de l’UE, cette sanction s’appliquera automatiquement. Dans l’État ayant délivré son permis. Ce dernier devra alors faire respecter l’interdiction à l’échelle de toute l’UE.
Jusqu’à présent, une suspension de permis prononcée dans un pays membre ne valait que sur son territoire. « En introduisant des critères plus clairs et harmonisés pour les suspensions en cas d’infractions graves, nous renforçons la sécurité routière pour tous », a déclaré Matteo Ricci.
Le député européen en charge du dossier se veut ferme. Dans un autre volet, les institutions européennes ont ainsi également validé l’introduction du permis de conduire numérique dans l’ensemble de l’Union d’ici à la fin 2030.
Accessible via smartphone, ce document dématérialisé aura la même valeur que la version physique, que les conducteurs pourront donc toujours demander. L’accord prévoit que chaque État membre choisisse entre un examen médical ou une autoévaluation du conducteur pour la délivrance du permis.
Ce dernier sera valable 15 ans avant renouvellement. De plus, les nouveaux conducteurs devront respecter une période probatoire d’au moins deux ans. Avec des sanctions renforcées en cas de conduite sous l’emprise de l’alcool ou de drogues.